Système d’aide à l’arrêt des trains : Deux panneaux pour aller chercher l’arrêt parfait

Système d’aide à l’arrêt des trains : CLEARSY fait profiter la SNCF de son expérience réussie pour le métro de Stockholm avec un projet-pilote en région parisienne.

Epinay-Villetaneuse, une station de la région parisienne. La SNCF y teste un système d’aide à l’arrêt des trains pour les conducteurs. Un projet qui s’inscrit dans une démarche plus globale d’installation de portes palières le long des quais avec ouverture automatique des portes. Son succès repose sur la précision de l’arrêt. Pas si simple si l’on considère la force d’inertie d’un train de plusieurs milliers de tonnes arrivant en station à la vitesse de 80 km/h. Sans anticipation, l’arrêt du train avec précision est impossible. Accompagner le conducteur par un système capable de recueillir, d’analyser et de communiquer en temps réel la position du train par rapport à son point d’arrêt d’exploitation (PAE) ; c’est tout l’enjeu de la solution développée par CLEARSY. Son système d’aide à l’arrêt des trains accompagne le conducteur sur les 40 derniers mètres. Ça va très vite : Il ne faut qu’une dizaine de secondes pour les parcourir.

 Un tel système implique deux fonctions. La fonction d’aide à l’arrêt à proprement parler et la fonction de calcul de la position du train. La première est supportée par deux panneaux sur chacun desquels on voit une jauge, matérialisée par des leds, qui se vide au rythme de la progression du train et concrétise l’intensité du freinage. A 40 mètres du point d’arrêt, le conducteur entre dans la zone couverte par la première jauge. La seconde jauge va permettre au conducteur d’aller chercher le point d’arrêt parfait, elle intervient sur les 75 derniers centimètres, précise Sébastien Chabanel. La fonction position est plus délicate car elle implique une mesure dynamique et continue et un traitement rapide des données. Celui-ci est assuré par un algorithme complexe développé par CLEARSY. C’est lui qui fournit aux deux jauges les informations de position calculées d’après les images délivrées par des capteurs optiques installés sur le quai. Leur orientation conditionne la zone de captation, un logiciel maison « nous permet d’interpréter ce que voient les capteurs ». Comme les jauges, les capteurs sont à quai : la solution ne nécessite aucun équipement embarqué, l’idéal pour un contexte pilote.

Cette solution, CLEARSY l’a développée et testée avec succès à Stockholm pour deux stations de la prestigieuse ligne Citybanan. La SNCF qui connaissait ce dossier est venue vers nous avec la même exigence que le client suédois, améliorer la précision d’arrêt des trains, dans un même contexte de portes palières de quais avec ouverture automatique des portes, explique Sébastien Chabanel ingénieur en charge du projet chez CLEARSY. On a donc fait profiter notre client SNCF de notre retour d’expérience. A commencer par la mesure des 40 mètres. On sait grâce aux tests réalisés à Stockholm, que c’est la distance dont a besoin le conducteur pour réussir son freinage.

 Des tests d’exploitation sont en cours sur le système en service depuis novembre 2019. Ils permettront notamment de mesurer son impact sur la ponctualité des trains.